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Kash Patel, directeur du FBI, a déposé lundi une plainte en diffamation de 250 millions de dollars contre le magazine The Atlantic, suite à un article qui l’accusait d’« ébriété manifeste » et d’« absences inexpliquées » alarmant les responsables fédéraux.
Des accusations explosives sur l’alcoolisme
L’article du magazine, publié vendredi et s’appuyant sur plus de deux douzaines de sources anonymes, dépeignait un directeur du FBI hors de contrôle. Selon ces témoignages, le FBI aurait dû reporter des réunions matinales « en raison de ses nuits alimentées par l’alcool ».
Les sources citées affirmaient également que Patel « est souvent absent ou injoignable, retardant les décisions urgentes nécessaires pour faire avancer les enquêtes ». L’article, initialement intitulé « Le comportement erratique de Kash Patel pourrait lui coûter son emploi », rapportait même que le directeur avait cru être limogé après avoir été exclu d’un système informatique interne le 10 avril.
Une contre-attaque judiciaire virulente
Patel n’a pas tardé à répliquer. « Je suis heureux d’annoncer que nous n’allons pas accepter cela les bras croisés », a-t-il déclaré lors d’une interview. « Vous voulez attaquer mon caractère, venez me voir. Que le spectacle commence. Je vous verrai au tribunal. »
La plainte, déposée devant le tribunal de district de Washington, vise non seulement The Atlantic mais aussi la journaliste Sarah Fitzpatrick. Elle allègue que la publication a agi avec « malice réelle », un standard légal élevé qui exige de prouver que l’éditeur a sciemment publié de fausses informations.
The Atlantic maintient ses positions
Le magazine a réagi en déclarant qu’il soutenait ses reportages et qu’il se défendrait « vigoureusement contre cette poursuite sans mérite ». L’article était basé sur des entretiens avec plus de deux douzaines de personnes ayant obtenu l’anonymat pour « discuter d’informations sensibles et de conversations privées ».
Un parcours controversé
Cette polémique s’inscrit dans un contexte plus large de controverse autour de Patel. Figure polarisante et partisan de Donald Trump, il n’est pas étranger aux théories conspirationnistes. Près de 60 organisations de défense des droits civiques s’étaient publiquement opposées à sa nomination en raison de son inexpérience et de son historique de déclarations mensongères.
Plusieurs médias ont rapporté qu’il avait congédié une douzaine de membres d’une unité de contre-espionnage chargée de surveiller les menaces iraniennes, quelques jours avant que Trump donne son feu vert à une vaste opération militaire contre l’Iran.
Des images compromettantes
En février, Patel était devenu viral pour avoir célébré dans un vestiaire des Jeux olympiques d’hiver avec l’équipe masculine de hockey des États-Unis. Une vidéo le montrait buvant une bière d’un trait et la pulvérisant dans les airs, tandis qu’une autre le montrait ouvrant une canette pendant que Trump était au téléphone.
Malgré ces controverses, Patel a maintenu l’appui de la Maison-Blanche grâce à sa participation active aux efforts de Trump visant à utiliser les forces de l’ordre fédérales contre les ennemis politiques perçus du président.





