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Élections en Écosse : quand la xénophobie s’invite dans les urnes
Ce jeudi 7 mai 2026, les électeurs écossais renouvellent le Parlement d’Holyrood dans un climat politique tendu. Pendant que le pouvoir d’achat et la santé dominent les débats, le parti d’extrême droite Reform UK de Nigel Farage tente de s’imposer sur le territoire en agitant le spectre de l’immigration.
Reform UK mise sur une percée électorale significative, espérant profiter d’un effondrement simultané des travaillistes et des conservateurs. La stratégie est rodée : désigner les immigrés comme boucs émissaires des crises sociales que subissent les classes populaires.
Des associations au front contre le racisme et l’exclusion
Face à cette offensive, des organisations locales choisissent une tout autre voie. À Aberdeen et à Glasgow, des associations travaillent activement à tisser des liens entre les communautés établies et les nouveaux arrivants — qu’elles désignent avec fierté sous le nom de « nouveaux Écossais ».
Leur objectif est double : favoriser l’intégration réelle de ces populations et renforcer la cohésion sociale dans des territoires que la rhétorique d’extrême droite cherche à diviser. Ces initiatives placent la solidarité concrète là où la politique institutionnelle échoue.
Une résistance structurelle, pas seulement symbolique
Ce travail associatif s’inscrit dans un contexte plus large de racisme systémique documenté au Royaume-Uni — notamment au sein des institutions policières londoniennes, épinglées récemment par un rapport officiel accablant.
En Écosse, ces associations refusent que les tensions économiques réelles soient instrumentalisées contre les populations migrantes, souvent parmi les plus précaires et les plus exposées aux discriminations de classe, de race et de genre.
Le reportage complet de Thomas Harms, réalisé à Aberdeen et Glasgow, est disponible dans l’émission Accents d’Europe, diffusée à 19h40 TU.





