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Un chantier s’effondre dans la nuit, des dizaines de vies en suspens
Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 mai 2026, un immeuble en construction s’est effondré à Angeles, ville située à 80 kilomètres au nord de Manille, aux Philippines. Dix-neuf travailleurs sont portés disparus. Les secours s’activent dans des conditions difficiles, face à des tonnes de béton et d’acier tordus.
L’effondrement s’est produit vers 3h00 du matin heure locale (19h00 GMT), piégeant des ouvriers sous les décombres et endommageant lourdement un bâtiment voisin, un appart’hôtel dont plusieurs occupants ont dû être évacués.
Des travailleurs invisibles sous les gravats
Le porte-parole de la municipalité, Jay Pelayo, a confirmé à l’AFP que ce sont les ouvriers de nuit du chantier qui sont au cœur des recherches : « Il y a 19 membres du personnel qui sont habituellement en service dans cette zone. Ce sont eux que nous essayons de localiser actuellement. »
Ce sont des travailleurs — invisibles le jour, invisibles la nuit — dont les conditions de travail nocturnes et les dispositifs de sécurité restent, pour l’heure, sans réponse officielle. Les autorités locales n’ont pas encore identifié la cause de l’effondrement.
Au total, 24 personnes ont déjà été secourues dans les décombres, ainsi que deux occupants de l’appart’hôtel adjacent. Toutes sont décrites comme étant dans un état stable. « Nous espérons que les 19 membres du personnel font partie de ce nombre », a précisé M. Pelayo, sans pouvoir le confirmer.
Une scène de destruction capturée par un livreur
James Bernardo, livreur de 30 ans, se trouvait dans la même rue au moment du drame. « Il y a soudain eu un bruit très fort à proximité, et quand j’ai regardé, j’ai réalisé que le bâtiment s’était déjà effondré. Dieu merci, je suis sain et sauf », a-t-il raconté à l’AFP.
Une vidéo qu’il a tournée, authentifiée par l’AFP, montre un amas de poutres d’acier tordues, de pylônes électriques arrachés et de dalles de béton bloquant entièrement la rue. Les débris sont recouverts des bâches de protection en plastique vert, omniprésentes sur les chantiers philippins.
Des secours entravés par l’ampleur des dégâts
Les opérations de sauvetage se heurtent à des obstacles matériels considérables. « Il y a de gros blocs de béton et nous avons besoin d’équipements pour les soulever. C’est ce qui rend les opérations de secours difficiles pour l’instant », a reconnu Jay Pelayo.
Des entretiens avec les survivants sont en cours pour tenter d’établir la liste précise des personnes encore ensevelies. La question des responsabilités structurelles — normes de sécurité sur les chantiers, conditions de travail de nuit, surveillance des constructions — reste entière, et devra être posée dès que les recherches le permettront.





