Cultivez vous en vous amusant
Elle deviendra la deuxième Française dans l’espace après Claudie Haigneré. Sophie Adenot doit décoller vers la Station spatiale internationale vendredi 13 février 2026 à 11 h 15 (CET), à bord d’un Crew Dragon de SpaceX. L’Agence spatiale européenne (ESA) indique une mission de longue durée, annoncée pour environ neuf mois en orbite, avec un direct prévu pour le lancement et l’amarrage.
Pourquoi ce vol est historique
Sophie Adenot sera la onzième astronaute française à voler et la première issue de la promotion 2022 de l’ESA à rejoindre l’ISS. L’ISS est un laboratoire orbital à 400 km d’altitude, occupé en continu par des équipages internationaux. Ce vol marque le premier séjour d’une astronaute française depuis 2021, après la mission Alpha de Thomas Pesquet.
Une mission scientifique dense à bord de l’ISS
Le CNES détaille près de 200 expériences prévues pendant la mission εpsilon, préparées et suivies depuis le centre Cadmos à Toulouse. Un “payload” regroupe l’ensemble des instruments et protocoles scientifiques emportés en orbite. Au programme : sciences de la vie, physiologie, technologies en micropesanteur et actions éducatives. CNES précise que l’équipe toulousaine pilotera les opérations en temps réel.
Calendrier, équipage et profil de vol
Le tir est programmé depuis le Kennedy Space Center, avec un amarrage à l’ISS le lendemain, sous réserve météo. L’ESA a ajusté la fenêtre “no earlier than” au 13 février, 10 h 15 GMT / 11 h 15 CET. La mission Crew-12 doit démarrer ainsi le séjour de longue durée de l’équipage, auquel appartient Sophie Adenot.
Côté équipage, les partenaires confirment la présence d’astronautes de la NASA et de Roscosmos aux côtés d’Adenot pour Crew-12. L’ISAE-SUPAERO, où elle a été formée, présente également l’équipage et les temps forts du vol.
Entraînement, tâches quotidiennes et sorties extravéhiculaires
Avant vol, l’astronaute a suivi un entraînement croisé en Europe et au Johnson Space Center : procédures, maintenance, robotique, exercices en piscine pour simuler la marche spatiale. Une sortie extravéhiculaire (EVA) est une intervention à l’extérieur de la station, réalisée en scaphandre et après une longue préparation. L’ESA rappelle que la mission s’inscrit sur la durée, avec un emploi du temps très contraint : opérations scientifiques, entretien des systèmes, hygiène de vie et sport quotidien pour limiter la fonte musculaire en apesanteur.
Un lien avec la Terre… jusqu’au menu
Comme pour plusieurs missions européennes récentes, un menu “plaisir” a été conçu pour soutenir le moral de l’équipage et partager une culture culinaire. Des médias britanniques ont documenté l’apport de la cheffe Anne‑Sophie Pic pour des plats spéciaux destinés à la mission 2026. Ces mets doivent rester légers, stables et sans miettes, selon les règles du vol habité.
Repères sur la mission εpsilon
La mission a reçu son nom et son insigne en 2025. Elle rassemble des contributions européennes et françaises, avec un dispositif opérationnel centré sur Toulouse. Le CNES rappelle que l’objectif principal reste scientifique, tout en préparant les futures étapes de l’exploration habitée.
En résumé, le vol de Sophie Adenot ouvre un nouveau chapitre pour la France dans l’orbite basse. La combinaison d’une mission longue, d’un programme scientifique fourni et d’un équipage international place εpsilon parmi les rendez-vous majeurs de 2026 pour le vol habité européen.





