La princesse Mette-Marit lors d’un engagement officiel en Norvège

Mette-Marit de Norvège face à une double tempête médiatique

La publication de nouveaux « Epstein Files » met à nu des échanges nourris entre la princesse héritière Mette-Marit et Jeffrey Epstein entre 2011 et 2014. Des médias d’Oslo évoquent « plus de mille » occurrences du nom de la princesse dans les documents, dont des courriels au ton familier. Le Palais reconnaît un « mauvais jugement » et la cheffe de file a réitéré ses regrets. Ces révélations interviennent alors que son fils, Marius Borg Høiby, est jugé à Oslo pour 38 chefs d’accusation, dont quatre viols.

Ce que montrent les fichiers publiés

Selon Verdens Gang et Aftenposten, la correspondance débute en 2011, après une mise en relation, et se poursuit jusqu’en 2014, soit après la première condamnation d’Epstein en 2008. Les articles détaillent des échanges au ton léger ou ambigu et rappellent des excuses déjà formulées en 2019. Les autorités américaines affirment avoir rendu publics plus de trois millions de pages et milliers de médias numériques.

La réaction politique et celle du Palais

Le Premier ministre Jonas Gahr Støre juge que la princesse et d’autres responsables ont fait preuve d’un « mauvais jugement » et les appelle à clarifier. De son côté, la princesse dit assumer ses torts et parle d’un lien « simplement embarrassant ». Cette ligne vise à contenir la crise tout en reconnaissant des erreurs.

Procès de Marius Borg Høiby et pression accrue

Au tribunal, Marius Borg Høiby, 29 ans, conteste les accusations de viol et admet des faits mineurs dans une liste plus large d’infractions. L’une des affaires clés porte sur une soirée en 2018, avec des images récupérées sur son téléphone, ce qu’il dit ne pas se rappeler avoir filmé. Le parquet évoque aussi des recherches de substances. Le procès doit durer plusieurs semaines et alourdit la pression sur la famille royale.

Ce qui est établi et ce qui reste à éclaircir

Les documents attestent d’une correspondance soutenue sur plusieurs années, après la condamnation d’Epstein. Ils ne démontrent pas, à ce stade, de transferts financiers ni de déplacements précis non déjà admis, et leur volumétrie impose des vérifications au cas par cas par la presse. La première ministre ligne officielle reste celle de regrets et de prise de distance à partir de 2013-2014, contestée par l’ampleur des échanges révélés.

Les enjeux pour la monarchie norvégienne

L’épisode fragilise la crédibilité de l’institution sur deux fronts : transparence éthique et exemplarité familiale. Les éditoriaux d’Oslo insistent sur la nécessité d’explications datées, sourcées, et d’un examen indépendant des « Epstein Files » pour dissiper les zones d’ombre. À court terme, le cap du Palais consiste à maintenir l’agenda officiel du couple héritier tout en répondant point par point aux révélations.

En synthèse, la séquence conjugue révélations documentaires et procédure pénale très médiatisée. Entre regrets réaffirmés, demandes d’éclaircissements et procès sensible, la capacité de Mette-Marit à restaurer la confiance dépendra d’une chronologie transparente et de réponses publiques étayées.