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« On est chez nous » : Mélenchon lance sa quatrième candidature présidentielle depuis Saint-Denis
Une démonstration de force au cœur de la Seine-Saint-Denis
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche place Victor-Hugo à Saint-Denis pour assister au lancement officiel de la quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Avec la basilique royale en toile de fond, le leader de La France insoumise a choisi ce symbole fort — une ville populaire, ouvrière, multiraciale — pour envoyer un message politique clair, à moins d’un an du scrutin.
Un meeting entre mobilisation populaire et calcul stratégique
Le jeune député insoumis Louis Boyard a annoncé au micro le chiffre de 26 000 participant·es — un nombre contestable, mais la foule était indéniablement dense et diverse. Dans les rangs : des militant·es venu·es de toute la banlieue parisienne, des drapeaux français côtoyant des keffiehs palestiniens, quelques maillots du PSG. Une image qui dit beaucoup sur l’électorat que Mélenchon entend incarner : populaire, pluriel, ancré dans les luttes.
La banlieue comme territoire politique revendiqué
Le choix de Saint-Denis n’est pas anodin. En lançant sa campagne depuis l’une des villes les plus pauvres et les plus cosmopolites de France, La France insoumise affirme une ligne : les quartiers populaires ne sont pas une arrière-cour électorale, ils sont le cœur du projet. Le slogan « On est chez nous » — réponse directe au vocabulaire nationaliste de l’extrême droite — résonne comme une reconquête symbolique du territoire et du discours.
Le RN dans le viseur dès le premier acte
Mélenchon s’est déjà projeté vers un duel au second tour face au Rassemblement national, positionnant La France insoumise comme le seul rempart crédible à l’extrême droite. Une stratégie narrative rodée, qui vise à court-circuiter les partis de gauche institutionnelle autant que le camp macroniste.
La machine insoumise, visiblement bien huilée, a réussi son premier grand meeting en plein air. Ce n’est qu’un début : la présidentielle se profile, et Mélenchon entend bien en faire le terrain de sa revanche.




