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Le conseil de prud’hommes de Paris n’a pas tranché. Lundi 9 février, les quatre conseillers n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur le litige opposant Guillaume Meurice à Radio France. L’affaire est donc renvoyée à un nouveau procès devant un juge départiteur, un magistrat professionnel. La date sera fixée ultérieurement, dans un délai qui peut aller de six mois à deux ans. L’humoriste conteste la rupture anticipée de son contrat intervenue en 2024. Il réclame une indemnisation d’environ 400 000 euros.
Prud’hommes à Paris, décision de renvoi
Les prud’hommes jugent les conflits individuels du travail entre salariés et employeurs. Quand les quatre conseillers (deux patronaux, deux salariés) ne parviennent pas à une décision, le dossier repart devant un juge départiteur. C’est le scénario retenu ici, après l’audience du 9 février. Le Monde précise que la juridiction a acté ce renvoi « faute d’accord » entre les conseillers.
Pourquoi le contrat a été rompu
L’origine remonte au 29 octobre 2023. Dans une chronique sur France Inter, Guillaume Meurice avait qualifié le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou de « sorte de nazi mais sans prépuce ». L’Arcom, l’autorité de régulation, avait mis en garde Radio France le 23 novembre 2023. En 2024, l’entreprise a mis fin par anticipation au contrat de l’humoriste. Ce dernier conteste la base disciplinaire de cette décision.
Ce que demande Guillaume Meurice
Devant les prud’hommes, l’ex-chroniqueur de France Inter sollicite l’annulation de la rupture anticipée et des dommages et intérêts. Le montant total approche 400 000 euros, selon les écritures évoquées par la presse spécialisée. Il met en avant la nature satirique de sa chronique et la protection de la liberté d’expression dans le cadre humoristique.
Le rôle du juge départiteur
Un juge départiteur est un magistrat du tribunal judiciaire qui vient compléter la formation en cas de désaccord persistant. Il préside une nouvelle audience et rend un jugement. La procédure reprend donc, avec possibilité de nouvelles plaidoiries et d’échanges écrits. Ce mécanisme vise à éviter l’impasse quand la formation paritaire se divise.
Calendrier et suites possibles
Le renvoi ouvre une phase d’attente. La nouvelle audience devrait intervenir dans les prochains mois, sans certitude de date. En pratique, les délais observés varient entre six mois et deux ans. Le jugement à venir pourra confirmer la rupture, l’annuler ou requalifier les motifs. Il fixera aussi, le cas échéant, le niveau d’indemnisation.





