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Apple face au DMA en Europe, installer des apps hors App Store et payer autrement dès 2026
L’iPhone change de règles en Europe. Le Digital Markets Act, ou DMA, pousse Apple à ouvrir son écosystème. Ainsi, il devient possible d’installer des applications sans passer par l’App Store. En parallèle, Apple revoit sa facture. Et un cap se détache : le 1er janvier 2026.
Installer une appli sans App Store, c’est quoi au juste
Le principe est simple. L’application ne vient pas de l’App Store. Elle vient d’une autre source autorisée.
D’abord, il y a les boutiques d’applications alternatives. Elles fonctionnent comme un magasin concurrent. Cependant, elles doivent être installées depuis le site du créateur de la boutique. Apple l’explique dans sa documentation développeur.
Ensuite, il y a la distribution via le web. Un éditeur peut proposer son application sur son propre site. De plus, l’installation passe par des écrans et des autorisations dédiées.
Dans les deux cas, Apple impose une étape de vérification appelée « notarisation ». En revanche, le contrôle éditorial dépend ensuite du distributeur alternatif.
Ce que l’Union européenne veut obtenir avec le DMA
Le DMA vise les grandes plateformes dites « contrôleurs d’accès ». L’objectif est clair : plus de choix pour les utilisateurs. Et plus de liberté commerciale pour les développeurs.
Par ailleurs, Bruxelles insiste sur un point sensible. Les éditeurs doivent pouvoir informer les utilisateurs d’offres hors App Store. Ils doivent aussi pouvoir conclure des ventes ailleurs.
En avril 2025, la Commission européenne a sanctionné Apple sur ce sujet. Elle a annoncé une amende de 500 millions d’euros. Apple a contesté la décision. Ainsi, la pression reste forte.
Les nouveaux frais, pourquoi tout le monde fait ses calculs
Ouvrir des portes ne veut pas dire supprimer la facture. Apple a créé des « conditions alternatives » pour l’Union européenne. Ces conditions s’accompagnent de frais et de commissions.
Le symbole, c’est la Core Technology Fee. Elle correspond à 0,50 € par première installation annuelle au-delà d’un million. Apple précise aussi un cas particulier. Les applications de boutiques alternatives paient cette somme dès la première installation. Elles n’ont pas le « million gratuit ».
De plus, Apple maintient des commissions sur les ventes numériques dans l’App Store. Et des frais peuvent s’ajouter selon le mode de paiement choisi.
Le 1er janvier 2026, le changement de logique annoncé
Apple prévoit un basculement au plus tard le 1er janvier 2026. L’entreprise parle d’un modèle économique unique dans l’Union européenne. C’est le point clé.
Surtout, Apple annonce la fin de la Core Technology Fee. Elle doit être remplacée par une Core Technology Commission. Cette fois, le coût ne dépend plus des installations. Il dépend des ventes de biens et services numériques.
Apple indique aussi le périmètre. La commission doit s’appliquer aux apps distribuées via l’App Store. Elle doit aussi viser la distribution web. Enfin, elle couvre les boutiques alternatives.
Qui a le plus à gagner
Les grands éditeurs structurés peuvent respirer. Ils savent gérer plusieurs canaux. Ils savent aussi piloter l’acquisition et la relation client. Ainsi, ils peuvent mieux optimiser leurs coûts.
Les acteurs déjà puissants sur le web y voient aussi une opportunité. Par exemple, ils peuvent attirer l’utilisateur sur leur site. Ensuite, ils peuvent déclencher l’installation via la distribution web.
Par ailleurs, les prestataires de paiement et d’infrastructure peuvent gagner du terrain. Plus les parcours sortent de l’App Store, plus ces outils comptent.
Qui risque de perdre, ou de subir
Les petites équipes risquent de payer en temps. Les règles sont plus complexes. Les choix sont plus nombreux. En revanche, chaque erreur peut coûter cher.
Les applications très téléchargées restent sous surveillance. Avant, la crainte portait sur un coût par installation. Demain, ce sera une commission sur les ventes. Ainsi, le risque change de forme, mais il ne disparaît pas.
Enfin, les boutiques alternatives ont un défi de confiance. Elles doivent convaincre sur l’expérience et la sécurité. De plus, elles doivent absorber des obligations techniques et économiques.
Et pour les utilisateurs, des prix plus bas ou pas
La promesse implicite du DMA, c’est plus de concurrence. Donc, potentiellement, des prix plus bas. Cependant, rien n’est automatique.
Apple affirme que les baisses de frais n’ont pas vraiment fait baisser les prix pour les utilisateurs. L’entreprise cite une étude qu’elle a commandée. En revanche, ce point reste débattu, car les modèles économiques varient selon les apps.
Au final, l’Europe obtient davantage de chemins pour installer des applications. Et Apple prépare une nouvelle façon de facturer dès le 1er janvier 2026. Ceux qui maîtrisent plusieurs canaux devraient mieux s’en sortir. Les autres devront surtout naviguer une complexité accrue, avec des frais qui changent de forme plutôt que de disparaître.





