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Paris : Emmanuel Grégoire propose la citoyenneté d’honneur aux civils palestiniens de Gaza et de Cisjordanie
Un geste symbolique fort de la capitale française envers les Palestiniens
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, va proposer l’attribution de la citoyenneté d’honneur de la Ville de Paris aux populations civiles de Gaza et de Cisjordanie, ainsi qu’aux journalistes palestiniens. L’annonce a été faite lors du Conseil de Paris le mercredi 20 mai, et le vote est attendu lors de la prochaine session en juin.
L’entourage du maire qualifie ce geste d’« acte de paix », dans un contexte où les civils palestiniens font face à ce que la mairie elle-même décrit comme une « situation humanitaire effroyable » à Gaza, doublée d’une poursuite de la colonisation en Cisjordanie.
Une majorité de gauche derrière la proposition
La mesure devrait bénéficier du soutien de la majorité de gauche au Conseil de Paris, en particulier des écologistes, qui avaient déjà porté cette initiative lors de la précédente mandature. Dans l’opposition, La France Insoumise avait également défendu cette position pendant la campagne des municipales.
Ce consensus à gauche n’est pas anodin : il traduit une pression politique croissante pour que les institutions locales françaises prennent position face à une catastrophe humanitaire que les instances internationales peinent à enrayer.
Paris, ville de liberté — mais pour qui ?
« Paris a toujours lié son nom à la liberté », rappelle l’entourage d’Emmanuel Grégoire. Cette citoyenneté d’honneur s’inscrit dans une longue tradition symbolique de la capitale, qui a par le passé distingué des figures comme Nelson Mandela ou des populations en lutte contre l’oppression.
Accorder ce titre aux civils de Gaza et de Cisjordanie, c’est reconnaître collectivement — et publiquement — que ces populations subissent une violence structurelle, coloniale et militaire, que les discours de « neutralité » institutionnelle ont trop longtemps euphémisée.
Un symbole, pas une politique — mais les symboles comptent
La citoyenneté d’honneur ne confère aucun droit juridique concret. Elle ne nourrit pas les enfants de Gaza, ne reconstruit pas les hôpitaux bombardés, ne met pas fin aux expulsions en Cisjordanie. Mais dans un paysage politique où nommer l’occupation est encore un acte courageux, ce vote sera un signal.
Il sera scruté bien au-delà des frontières parisiennes — par les communautés palestiniennes de la diaspora, par les militant·es, par les gouvernements qui, eux, continuent de livrer des armes.




